Archives mensuelles : juillet 2015

Quelle organisation autour de la Business Intelligence et du Big data dans les grandes entreprises ? (4/5)

Dans quelle mesure le BI est-il bousculé par les nouvelles technologies ? Au delà des apports technologiques, il y a un impact certain sur l’organisation.

Quel est l’impact du Big data sur les organisations ?

Le big data apporte finalement la promesse de l’analyse rapide de très grands volumes de données…

Le vrai big data (a contrario des déguisements de projet en big data pour surfer sur la mode) exige des architectures très nouvelles et des manières de les exploiter très différentes.

La logique n’est plus tant de construire des cathédrales décisionnelles qui vont durer 5 ou 10 ans que de monter des projets pour répondre à une question particulière, en acceptant que la solution ne durera peut être que 6 mois.

Il y a donc une vraie logique à accepter des expérimentations étroitement liées au métier et à des enjeux de certains domaines fonctionnels clés pour l’entreprise.  Expérimentations à mener au plus près des métiers dans des équipes fortement intégrées avec experts métiers, analystes de données spécialisés sur les méthodes et outils à employer dans le domains, équipes études et développement agiles avec une forte connexité métier, équipes techniques d’exploitation temporaire mais qui conservent un lien avec des équipes de production cibles (surtout si elles sont internes). L’objectif est d’incuber les solutions au sens large et de se préparer à internaliser une partie des compétences et des solutions si cela constitue de la valeur et un enjeu stratégique durable.

Quelles options prendre vis à vis du Cloud (IaaS,  PaaS, SaaS) ?

Le cloud fait partie d’une logique d’optimisation des infrastructures. Qui peut s’avérer indispensable dans une logique de réponse élastique aux besoins. Cela a du sens. Mais ne doit pas faire oublier la dimension stockage des grands volumes de données. Il ne s’agit (souvent) pas de cloud classique. Il doit être adossé à une solution de stockage performante (en volumétrie bien sur, mais aussi en capacité de traitement de flux et de montée en charge).

Le cloud spécialisé type cloud SAP HANA par exemple, est à prendre avec précautions. Cela peut être un kick starter efficace… Mais qui pose question sur la maîtrise du niveau de service, sur la sécurité et à terme sur la structure de coûts tout court… Il n’y a pas de solution magique. S’il faut vraiment des ressources informatiques, celles ci ne
seront pas gratuites…

Les solutions SaaS sous différentes formes sont des accélérateurs encore plus tentants. Ils permettent de s’affranchir de à la fois des infrastructures, mais aussi (en grande partie) des technologies voire des compétences… C’est également un accélérateur, et dans certaines niches une solution qui peut être pérenne. Mais la vigilance doit rester très importante sur les risques et les coûts. Et il est indispensable si de telles solutions au delà de premières expérimentations, deviennent des solutions stratégiques pour le fonctionnement de s’assurer auprès de la DSI que les compétences sont internalisées (même si la solution reste en SaaS).  Il faut impérativement que des sachants DSI soient en mesurer de challenger le fournisseur et veille à garantir des solutions de réversibilité dans la durée.